Sunday, December 24, 2006

C'est ça!

Alors encore une fois, d'un sous-sol du nord de Montréal, écrivons nous la fin du périple, qui nous emmena bien loin d'un bord et de l'autre de la route de Paris à Istanbul. 3 mois de pérégrinations, quelques 3500 photos (Ya ben kekchose à faire avec tout ça!) et des semelles un brin usées... En supplément, un tapis turc! Ya de ces choses...

Pourrez vous familiariser avec ledit visuel un peu plus bas. Plus de commentaires seront probablement ajoutés plus tard au présent message!

À plus tard!

Ty et Ge

En passant, l'image au dessus illustre le Galata bridge, qui sert a traverser le Golden Horn, c'est à dire le canal qui traverse Istanbul. À ne pas confondre avec le Bosphore, qui par surcroit n'est pas un canal mais un détroit. Sommes passés à plus d'une reprise sur cedit pont, toujours avec une obligation de s'arrêter quelques instants pour respirer cette éternelle cité...

Istanbul, Retour et finale...


Vol de retour sur Paris de Istanbul, devions par voie de conséquence revenir à Istanbul. Avons donc repasser quelques jours dans cette ville... Quelle peine! Eyup, la mosquée des jeunes garçons devenus hommes, et les derviches tourneurs un peu trop colorés, mais qu'à cela ne tienne, bien authentique tout de même!!

Pammukale

Traversins de calcium.. décor assez surprenant que Pammukale, haut lieu du tourisme turc... qui admettons-le, vaut un court, mais bien honnête déplacement. Hautement exploité dans les années 80 (on pouvait s'y baigner en toute liberté) on en est réduit à marcher pied nu sur le calcium solidifié... protection de cette merveille oblige. Sous un soleil radieux, on dirait de la neige étincelante, baignée par une eau chaude remplie de minéraux aux vertus curratives.


Ephesus et Selcuk !

La Turquie grecque ??? Encore une fois, ce pays à l'histoire plus que complexe cartonne au chapitre des civilisations perdues (et restaurées) C'est donc autour de la Grèce Antique de nous livrer ses secrets ( et ses ruines). Ci-haut, la grande biliothèque, pièce maîtresse du site archéologique de Efes, qui fut jadis, une cité portuaire florissante où St-Jean (l'apôtre....) aurait séjourné. Pour la petite histoire, Efes grande cité moderne aurait vu sa décadence fulgurante causée par le retrait de la mer de la baie qui la bordait... la plage, de nos jours, est à sept kilomètres.


L'ampithéâtre est apparamment toujours utilisé. Seule une petite partie est demeurée intacte mais on peut toujours asseoir quelques centaines de personne dans cette structure impressionnante.


Pierres tombales traditionnelles. On les orne d'un turban pour les hommes, d'une corbeille de fruits pour les femmes.

St-Jean (encore l'apôtre...) et nulle autre que la Vierge Marie auraient vécus à Selcuk après la mort de Jésus. D'où la construction de la (feu) cathédrale St-Jean. Il en reste les colonnades et la fosse à baptiser. Quelques papes d'ailleurs auraient visiter ce haut lieu de l'histoire du christiannisme mais on n'y a pas vu Benoit XVI.

Olympos, Les Chimères, Egirdir...

Dans l'Antiquité, les marins s'orientaient sur ces flammes sorties d'un autre monde qui jaillissent de la roche. Leur clarté faisait office de phare naturel. Si le phénomène a passablement réduit d'ampleur quelques mille ans plus tard, on peut toujours admirer les chimères d'Olympos. Les grecs racontent l'histoire d'une guerrier qui aurait vaincu une énorme bête, à la tête d'un dragon, au corps d'un lion et aux pieds d'un aigle. Enfermé au centre de la terre, c'est son souffle rauque et gazeux qui s'échapperait des interstices dans le sol et enflammerait la montagne. On dit les flammes éternelles..... expérience faite, elles demandent parfois légère intervention de la main de l'homme (et de son briquet) mais constituent tout de même un phénomène digne de la marche!

Bien sur, pour les locaux, le site est sacré et les flammes curatives. Le monstre enfermé doit, pour rédemption, exaucer les souhaits, d'où les cordes nouées aux branches.

Egirdir.... petit arrêt dans ce village très (trop?) paisible, bordé par le quatrième lac de Turquie. Principale activité : le bain turc (et le massage...)

La Cappadoce

La campagne turque.... Les sens encore agités d'Istanbul, ce sont les plaines arides et le paysage lunaire de la Cappadoce qui s'offrent à nous. Une chose : nous ne savons rien de cette Turquie. Elle ne cesse de nous surprendre dans ses sites à couper le souffle mais surtout, dans la profondeur de son histoire.
.

Au détour d'un sentier, le murmure caractéristique d'une chute. En fait, c'est une cascade d'eau sulfureuse, chaude, qui provient directement de l'intérieur d'un des quatre volcans dont les éruptions ont donné à cette région son apparence si caractéristique.


Des siècles de fuite et survivance ont laissé leur marque dans la pierre. Assez friable pour être creusée à bras d'homme, la roche volcanique de la Cappadoce s'est laissée façonnée en abri d'infortune, en caverne, voire en véritable cité d'abord par les Hitites, puis par les premiers chrétiens fuyant les persécutions romaines. On imagine la vie il y a deux mille ans dans ces fourmilières, impressionnés par les meules énormes, intouchées, qui faisaient office de porte. On grimpe parfois au péril de nous-mêmes pour entrer dans les chapelles, posant la main sur une croix érodée, un autel. Il faut marcher dans les galeries sombres et étroites. Il y a eu de la vie la-dedans.


Les locaux appellaient ces constructions les fairy chemineys, les cheminées des fées. Des centaines de pigeons sauvages habitaient les enclavures de ces rochers et leur piaillement, à la nuit tombée, faisait tellement de bruit qu'on croyait entendre les fées rire ou se chamailler...

Loins d'Istanbul et de son charme somme toute assez européen, on découvre d'autres visages. Assez difficiles d'approche il nous semble.... ces turcs..... ils aiment à regarder de loin sans troubler la quiétude de leurs occupations. On fait de même.



Friday, November 24, 2006

Istanbul - Quelques impressions...

Istanbul Ville... Le mot est faible. Tant de choses à dire sur ce lieu éternel, mais en même temps, bien plus à voir...


Décrire semble être un blasphème par moments. Les mots ne servent plus à rien, se dressent plutôt entre nos sens et tout ce qu'il y a découvrir... deviennent des béquilles. Istanbul éternelle...? reine des villes....? Comment témoigner de l'immensité de ses berges, de son atmosphère si douce malgré le chaos apparent, du sourire de ses habitants, de sa beauté qui devient presque mystique au coucher du soleil, tandis que les journées se rythment au chant des minarets...

On raconte que Napoléon en visite chez le Sultan du moment aurait dit que si le monde était un seul pays, Istanbul en serait la capitale. Les clichés s'accumulent. On ne s'en sort pas. Porte de l'Orient, rencontre entre deux civilisations, on semble trouver ici le meilleur des deux mondes et sous le soleil a part de ça.

Immeubles hyper modernes dans Sisli - au centre-ville

Deux femmes quittant la mosquée bleue après la prière de midi.



Intérieur et extérieur de Sulthamaniye, chef d'oeuvre architectural, construite au 17e siècle.

Flâner sur les rives du Bosphore. Semble être l'une des activités les plus répandues à Istanbul. On la pratique avec une application soignée, en buvant un thé (ou deux...). Dans les cafés, a toute heure, les hommes se rassemblent pour jouer au backgammon ou aux cartes. Ça fume comme des cheminées et le chai (thé turc très amer) coule à flot.



Scène de rue a Taksim. Quartier hyper commercial et centre du night life stambouliotte. C'est ici qu'on prend le pouls de la jeunesse turque, faune tout aussi bigarrée que le quartier. Dans les rues adjaçentes à la grande allée piétonnière, des bars à tous les étages des immeubles. La cacophonie est totale : dans un rayon de 20 mètres carrés on offre un show de métal-rock, un autre de jazz, un autre de musique anatolienne traditionnelle, tandis que résonne à plein le techno-dance électro du club d'en haut.



Les contrastes s'accumulent. Turcs hyper soignés cellulaire à l'oreille en côtoient d'autres qui pêchent paisiblement dans la mer des Marmares.

Le trafic est hallucinant .... par contre on prend le traversier comme on prend l'autobus.

Et on peut visiter Aya Sofia, cathédrale bâtie il y a 1500 ans (!) qui par la suite est devenue mosquée lors de la conquête de Constantinople par les Ottomans. Elle gardera cette vocation jusqu'au début du 20e siècle lorsqu'elle sera convertie en musée par Ataturk.

Ataturk, littéralement "le père des turcs", a été président de Turquie dans les années 1930 et a carrément révolutionné le pays. C'est à lui qu'on doit cette ville maintenant si moderne et cosmopolite. Entres autres réformes : séparation de l'église et de l'état (une première dans le monde musulman) abolition du sultanat, démocratie et tout ce qui s'en suit... Son portrait inonde la ville, tantôt bienveillant, tantôt visionnaire, de même que quelques statues le représentant devant les universités aux côtés de l'avenir de la nation!



Aya Sofia est la seule cathédrale au monde avec des minarets où on peut admirer des mosaïques de Jésus-Christ datant du 10e siècle et en même temps des iconographies musulmanes.

En fait, on a l'impression qu'il faudrait au moins deux ans pour arriver à prendre un minimum la mesure de cette ville. Et on a eu que dix jours ... On part pour la campagne turque mais on y reviendra!





Arrivée en Bulgarie - Veliko Tarnovo

La Bulgarie. Pays le plus pauvre d'Europe. On est en train de la prendre en otage en vue de son entrée dans l'union européenne...

Pas d'é
conomie??? pas de problèmes! On va vous règler ça avec un peu de spéculation immobilière. Du coup, les Remax et autres compagnies d'exploitation immobilière anglaises foisonnent. On achète des maisons a 5000 $ pour les revendre le triple du prix dans un an .... quand le marché sera ouvert aux intérêts étrangers.

Y a pas de loi pour ça???? Pas dans un pays où la mafia s'affiche ouvertement au pouvoir. Du coup, inflation des biens et services. Mais les salaires eux, quand il y en a un, demeurent les mêmes.

C'est dans ces cas la qu'on se dit que le libre-marché, c'est pas toujours une bonne affaire. Dans le temps du communisme, les bulgares avaient interdiction de sortir du pays mais au moins, avaient le ventre plein. Maintenant, ils n'ont pas l'argent pour sortir mais pas non plus pour manger. Les cinquante ans et plus considèrent normal de se sacrifier et espèrent que leur souffrance pourra au moins permettre à la génération suivante de quitter la Bulgarie pour " la grande Europe".

Nous on a trouvé une ville magnifique remplie de têtes trop typiques de bulgares acceuillants. Quelques jours pour se remplir de l'âme des Balkans.







Court passage dans la capitale roumaine - Bucuresti

Juste le temps entre deux trains de se faire arnaquer par le chauffeur de taxi et d'aller contempler le Palais du peuple. Le mégalo Nicolas Causcescu est le maître d'oeuvre de ce bâtiment plus grand que nature. Le dictateur et son épouse (
adepte des condamnations à mort) ont été traînés (et maltraités) sur la place publique par les Roumains en 1989. Depuis, on en a fait le parlement de la Roumanie démocratique!

Friday, November 10, 2006

Basta et autres artéfacts...!


Bueno!
Alors après ces quelques pérégrinations est européennes, nous parlons ici de ces contrées par lesquelles sommes passés jusqu'ici, est venu le temps d'une certaine remise en question...

Dans les dernières années, Geneviève et moi avons traversés des pays ou le désir de se faire dépayser est unique en son genre... Ce n'est pas que jusqu'ici, les paysages que nous avons traversés, les gens rencontrés ou bien seulement croisés n'ont pas été interessants, mais plutôt qu'il n'y a pas, ou bien que très peu, cette immersion, ou ce sentiment de vertige que l'on a sur les bords du canyon de Colca, dans l'Hymalaya indien ou dans le désert de sel du sud de la Bolivie... (Pour ne citer que ces exemples...!) Car loin de nous l'idée de se laisser embourber dans l'image du "petit couple en vacances". (que certains ont, nous inclus!)

L'Europe de l'est, c'est bien charmant, mais faire des églises, des marchés, voir des monuments de toutes sortes, on fini par faire le tour. Veut pas faire comprendre par là qu'on est blasés, mais bien qu'on a encore 1 mois et demi devant nous, et qu'on a la possibilité de se laisser aller à cotoyer des rivages qui nous ressemblent un peu plus, aussi contradictoire que ça puisse paraître!

C'est pourquoi, aujourd'hui même, un vendredi dans un bar demi sous-sol assis en face d'une grosse Silva brune chacun, que décision prise sur un certain coup de tête, la direction prochaine pour les quelques jours qui viennent est cette porte de l'Asie, mythique pour certains : Istanbul! Et après, on verra. Direction générale vers l'est. Peut-être Beyrouth, peut-être Tel-Aviv... Passons entretemps par l'anatolie, la Capadoce, le sud cotonier de ladite Turquie, peut-être Chypre et... Verrez bien! Nous aussi, par ailleurs!

Mais c'est pas tout, ça... Là, on est à Brasov, et on quitte Sighisoara, centre de la Roumanie médiévale , milieu des Alpes Transsylvaniennes et tout cela. Voyez plutôt.

Sighisoara... citadelle médiévale préservée dans les hauteurs, le village en contrebas est tout aussi intéressant. Semble avoir eu un baby-boom il y a vingt ans, d ou le nombre hallucinant d'adolescents. Notre théorie : le peuple libéré de la dictature communiste de Nicolae Causescu en 1989 s'en serait alors donné à coeur joie.On nous expliquera plus tard, que, faute d'emplois, la majorité de la population active (18-45) a migré vers des centres plus importants.



Hollywood-Brasov... même combat! Mais on a comme l'idée que les collines transylvaniennes ont un peu plus de charme. Au centre-ville, ci-haut, The Black church, nommée en l'honneur de l'incendie qui aura noircit ses murs.

Brasov

Retour a Sighisoara, ou la Clock Tower est un des attraits touristiques.... on a attendu dix bonnes minutes sur un banc humide en se remémorant le mécanisme praguois... A cinq heures pile, il faut faire un effort pour apercevoir le petit bras du petit bonhomme qui tape sur sa cloche.... date du 15e siècle tout de même!

C est d ailleurs dans cette ville pittoresque que serait né Vlad Dracul!!!! comme en témoignent nombre de t-shirts et autocollants "I love Dracula".... on n'a pas osé aller souper dans la maison même ou il aurait vu le jour..... coûte cher la superstition.

Scène de rue à Sighisoara.
Un des attraits inconstables de la Roumanie.... babouchkas grandeur nature, fichu noué sur la tête... on donnerait tout pour entendre les histoires qu'elles ont à raconter.

Monday, November 06, 2006

Prélude à la Roumanie...



Tu me dis, en ouvrant la fenêtre pour tirer ta cloppe de la nuit : "Une ville qui est là parce que Staline a voulu qu'elle y soit, sans raison...!"

Petit dictionnaire roumain, très incomplet... :

-Col = Cannasson -Oaic = Mouton ou bibitte à laine -Copra = Chèvre -Magar = Âne -Gaina = Poule... -Rata = Canard -Paun = On a jamais su c'est quoi malgré tentatives d'imitations... -Curcan = Dinde (glouglou) -Frate = Frère -Sora = Vous devinez... -Gena = Femme -Berbat = Homme -Luna = Mois -Oras = Ville -Piine = Repas

C'est pas mal ça dans l'moment pour la Roumanie, mis à part quelques 25 centimêtres de neige tombés sur une cité apocalyptique aux pieds des Carpates, dans l'nord du pays, avec une architecture néo-stalinienne unique en son genre, nécessitant une bonne force morale afin de vivre là... (Ça c'est moi qui parle, là... Elle, elle est pas d'accord! - Sure que pour certains, c'est une merveille de progrès....) (Ça, c'était sa réponse...)



Bueno, hasta pronto!

Ty y Ge

Friday, November 03, 2006

Quelques détours pour quelques lieux... En rafale!


Il neigeait plein ciel au matin.... On commence par la fin. Refaire la route en sens inverse puisqu'elle nous donne a peine le temps de s'arreter a chaque étape. Le temps de constater ou nous sommes, déja ailleurs. Le temps. Et donc. Il y a eu Prague, un saut de rien a Cesky Krumlov, il y a eu Vienne, il y a Budapest... Impression diffuse d'avoir visité une seule et meme ville. Pourtant. Chaque fois hébergés dans des univers différents. On s'essaie a la rétrospective.


La Prague des amis Vojta et Alice. Hébergés dans une ancienne cité communiste, chaque fois se demander si la précaire cage de métal qu'on nous a présentée sous le nom d'ascenseur se rendra au 8e étage. Old communist elevator... Notre esprit de l'ouest s'émeut presque devant ce qui a du, vraisemblablement, etre un cauchemar a l'est.
Meme chose pour la lignée sans fin de tours d'habitation beige...hyper esthétique pour le photographe....peut-etre un peu moins quand on y habite a quatre, dix, vingt, cinquante, et que c'est tout ce qu'on peut espérer avoir comme propriété.


Sinon, la ville, elle-meme. Notre hote de Berlin nous avait dit avant de partir : Its not like it used to be... On ose la croire... parce qu'en plein octobre on s'est retrouvés dans une faune de touristes se massant devant l'horloge de la ville (avec cris et exclamations de joie, s'il-vous-plait) pour entendre sonner le carillon de 6 heures et voir un petit squelette du moyen Age tirer la chevillette pendant une poignée de secondes. Mignon, on en convient.


C'est beau l'architecture, le Pont Charles et tout ca.... mais on en vient a se dire que cette planete-la, elle est devenue bien petite, bien petite qu'il ne lui reste presque plus de place pour l'authentique... et qu'a Prague, on nous explique que l'authentique, il a quitté le centre-ville pour s'installer ailleurs. Dans les villages satellites par exemple. Pire que nos banlieues ou on trouve au moins un centre d'achat. La-bas, que des maisons en prefini. Un village. Vingt maisons identiques et c'est tout. Ou dans les anciennes cités communistes. Ca tombe bien. Ca nous permet d'apprendre un soir de fete les huits mots du dictionnaire tcheque pour dire merde, de cartonner dans l'échange culturel en cuisinant un pate chinois.... et d'envier la coutume locale d'aller au bar du coin remplir trois cruchons de biere pour le party. Avec scene a faire pamer n'importe quel esthete... on en parlera un jour...



Mais ce pit stop n'aurait pas ete complet sans un arret vers cette petite cite que certains amis connaissent bien :
Cesky Krumlov. Ancienne ville medievale nichee dans le sud du pays (distances encore une fois bien relatives...) , genre forteresse, mais avec un charme disons indeniable... C'est beau. On s'y est rendu apres genre 1 mois de valdingue dans villes et bourgs, pour se retrouver villages et pres... Fait du bien. Chateaux, contes de fees, pis touttt. Ya toujours quelqu'un qui se jette du haut de kekchose, cela semble la maniere de conter chez les tcheques... Du coup, amis fantomes se donnent encore a plein afin de donner la frousse a des histoires plus qu'a des gens... Tradition orale oblige...



Cette viree nous a aussi permis de connaitre le knuckle (C'est en anglais pour genou...) de porc fume. Servi avec os, poil et autre peau et artefacs divers en sus... Mais combien bon. Petite gargotte sur les bords du canal-petite riviere bordant les lieux. On sent l'histoire dans ces lieux, comme quoi ce continent n'est pas le vieux continent pour rien.


Vienna!
Post Prague. Attente de 3 heures aux abords de l'autoroute menant de Prague a Vienne. 3 heures! Arrives sur la bretelle en question 1 autre personne s'y trouvait deja, ayant attendue quelques 5 heures auparavant... Nous a probablement transmis son mauvais karma, le type... Parce que en plus, suite a son depart éventuel vers je ne sais ou exactemement, mais en direction de la voie rapide (paix sur lui...), au moins 4 ou 5 autres genss sont arrivés, et oui, se sont fait prendre, eux... Alors pas de chance avec le pouce, voyons si on de la chance avec le train... C'a a bien été. Presque pas d'attente, train quasi direct (avec un pit stop de 1 heure dans un bled nomme Breclav...) et arrivée a Vienne sur le tard, mais avec gens nous attendant. Quebecois de surcroit, travaillant pour l'ambassade canadienne en Ostereich... Vienne, donc... Heureuse ville tres europenne, charmante et culturelle. Hebergés dans un immense appart de 8 personnes. Passés 2 soirées a jouer au poker avec les autrichiens, rompus a l'ouvrage pour cause de pratique fréquente... Résultat : Lavés de nos 5 euros bien vite ! Cause : Non connaissance quasi totale de l'ouvrage ! Qu'a cela ne tienne.... On s'est promis de l'importer...


Bien tranquille la ville... un fait bien étrange veuille que l'on tombe souvent sur des jours fériés. C'est la fete nationale autrichienne...ou la fete militaire??? Dur a dire vu tout le bataclan en plein devant le palais royal, fier soldat dans son habit de camouflage, sergent heureux posant avec les petits enfants sur son tank, tout ca quoi. Avec fond de musique dance pour se mettre a la page. Semble avoir du succes avec les locaux, moins avec nous. Ca nous empeche de contempler paisiblement le balcon meme ou Hitler a fait un discours quelques soixante ans auparavant!


Le marché local, avec ses personnages typiques de brocanteurs et ses futs remplis de choucroutes, ses étalages de fruits séchés et ses dégustations de vin nouveau convient un peu mieux aux délicatesses de nos esprits. Idem pour les cafés romantiques a plafonds vastes et voutés...


Le temps encore... qui file, depart imminent pour la gare. Ici, nous donne a peine le temps d'en parler que deja...




Il neigeait plein ciel ce matin... sur
Budapest. On guette ces moments de voyage ou arrivés quelque part, l'on s'y sent immédiatement chez soi. Sans savoir pourquoi. On a tot fait de conquérir cette si charmante cité bercée par le Danube qui, o surprise, est encore bleu... Sur la rive gauche, Buda et ses citadelles, ses forets, ses collines. La rive droite héberge Pest. La commerciale, la citadine. Au coeur, le délice de nos corps de voyageurs : le bain public turc en plein air...


Et donc, sans s'en rendre compte, cinq jours a deambuler dans cette ville. Hébergés par Andras, pharmacien adepte d'humour noir lui aussi heureusement logé dans une cité communiste en préfini. Ca nous poursuit. Budapest mi-parcours, mi-temps, avec les remises en questions que ca impose. C en est fini du pélérinage des grandes villes de l'Europe communiste. On s'en va se les cailler dans les montagnes de Transylvanie, toujours un peu plus dans l'Orient... La route se poursuit.

Sunday, October 22, 2006

A suivre

Pano executee a la hate sur une planche a repasser.... les communistes que voulez-vous...
Le meilleur est a venir!

Ci-dessus, petit-avant gout de architectural de ce qui nous attend a mesure que l on s enfonce plus profondement sous le Rideau de fer....

Prague maintenant
Czeki Krumlov aujourd hui.
Demain.....

Dresden l´impromptue

Allemagne sul pouce!
Direction Praha.
Fallait s y attendre...

Le coucher du soleil et notre dernier chauffeur en lice, grand fan de cantiques religieux a la sauce disco-pop, nous a heureusement largué a Dresde : joyau gothique de l´Allemagne de l´Est.

Superintervention of the holy one

Grand bien nous fasse. Ville fiere et vibrante d´histoire, réduite en cendres par les alliés la nuit du 14 février 1945. Relevée depuis, elle a offert le soutien-gorge et l´appareil-photo réflexe au monde, rien de moins.

A nous, le sentiment d´etre enfin en voyage et la chance inouie de se jouer notre version de Deux guenillous a l´opéra pour 5 euros.
Images a savourer.







Little Istanbul

Kreuzberg, Berlin

Troisieme agglomeration de turcs dans le monde, apres Istanbul et Ankara.
Du coup, on comprend mieux le détour.

(tab)Arnaque!

La main plus vite que l´oeil...

Confusion des billets-probablement faux-de 50 euros qui voyagent.

Un homme assis. Devant lui un tapis, trois cartons...

Sous quel couvert de boites d´allumettes se trouve la boule de papier maché?
Question cruciale a l´heure du jour.

La main plus vite que l´oeil...

Deux femmes, trop maquillées pour un dimanche
jouent
trouvent
parfois perdent
gagnent souvent
les 50 euros qui voyagent de main a main.

Deux hommes
casquettes
gants
sourcillent théatralement la perte d´une fortune
acteurs aguerris au jeu de l´embrouille-touriste

Et nous.

- You put your foot on the box. Look! You will win for sure!

La main plus vite que l´oeil et pourtant.

A tous les coups je gagne
tous les coups!
Sauf celui ou je joue vraiment...


Ils sont quatre autour de l´homme aux boites.

Quelques uns, comme nous, se font plumer
Agressifs
Combien de fois par jour ces cinq-la se font-ils maudire???
Montant de haine surement égal au montant de la cagnotte.

La main plus vite que l´oeil.
Instant d´égarement

50 euros qui glissent de ta main.

Chaque fois je trouve.
Chaque fois!

50 euros de la mienne pour sauver les tiens.

Pitoyables voyageurs fourbus de quatorze heures de bus.

Willkommen en Berlin!

Friday, October 13, 2006

Paris ou la décroissance

"Vous entrez dans un établissement non-fumeur"

Sur la porte de l'IEP Toulouse

Et sur le mur en noir, 3 graff...

-Anarchie
-Élite de moutons ?
-Révoltez-vous !

La chose sera faite!

Pour autant que l'anarchie s'inscrive dans le fait de suivre et de créer ses propres lois. Chose rare encore une fois.

Il faut trouver une faille dans l'univers.
C'est ça!
Trouver une faille et l'alimenter, suffisamment pour pouvoir y passer tous les deux.
Les expresso-ça marche bien.
L'errance aussi.

Voilà!



"Marche l'eau chaude, ou pas ?"

Voyager ou plutôt visiter des arts de vivre.
Hébergement bien peinard chez l'ami Damien de
Paris, rencontré dans une gentille aumière du limousin.
Adepte de la décroissance, pendant français de la
simplicité volontaire.
Mais sommes-nous obligés de
mettre un titre sur l'hospitalité ?


Paris nous a rendu paresseux. On lui a bien rendu!

Alors demain sur un nouvel ailleurs. Berlin, berlines et berlinois !